Il est sûrement des moments plus propices que d’autres pour relire sa vie. Lorsque l’on est sur le point d’y mettre fin, par exemple.
Le 8 juin 1979, Jean-Louis Bory trace le portrait de cet être en lui qu’il a toujours escamoté aux regards des autres, même les plus proches : “je débusquais en moi, sous la défroque clinquante du “brillant jeune homme”, le vieil imposteur, le tricheur à qui la verve et la rapidité de son débit, sinon de son intelligence, ont permis de jeter de la poudre aux yeux d’un public étourdi par ses astuces de bonimenteur et de parade foraine“.
Le 11 juin, de retour dans sa retraite de Méréville, il tirait deux coups de feu en forme d’épilogue à cette double existence : d’abord au plafond, puis droit dans le cœur.








